Mes petits zouaves en délire, laissez moi vous causer d’un pays qui a le moral dans les chaussettes, le portefeuille en PLS et le plein d’essence qui coûte un rein. Entre le Moyen‑Orient qui s’embrase, les prix qui s’envolent et Céline Dion qui débarque pour remonter le PIB, on nage en plein opéra comique économique.
Je vous le dis tout net, la planète joue aux dominos et c’est toujours le portefeuille du Français moyen qui ramasse la dernière brique. Le bazar au Moyen‑Orient commence à se voir là où ça fait mal. Dans le moral. Dans le caddie. Dans le plein d’essence qui te regarde comme si tu lui devais de l’argent. Résultat. La confiance des ménages plonge comme un pingouin suicidaire. Les prix repartent en vrille. Le gazole grimpe. L’essence grimpe. Tout grimpe sauf les salaires, évidemment. Et pendant que les économistes font semblant d’être surpris, les familles serrent les dents et repoussent les achats importants comme on repousse un rendez‑vous chez le dentiste. Le gouvernement, lui, continue d’annoncer 0,9 % de croissance pour 2026. C’est beau l’optimisme.
On dirait un enfant qui croit encore au Père Noël alors que le sapin brûle. Les pros du pétrole, eux, sont formels. Tant que le détroit d’Ormuz restera coincé comme un bouchon de lavabo, les carburants resteront perchés à des niveaux qui donnent envie de se mettre au vélo électrique. Pas de pénurie pour l’instant, qu’ils disent. Mais attention. Si tout le monde se rue en station en même temps, ça peut virer au rodéo. Comme d’habitude, ce n’est pas le manque qui crée la crise. C’est la panique. Et pendant que le pays compte ses centimes, voilà que Céline Dion débarque avec seize concerts à Paris. Oui, mes loustics. Céline. La diva. La reine des cordes vocales. Et figurez‑vous que ses concerts pourraient booster le PIB. Hôtels pleins. Restaurants bondés. Avions complets. Shopping frénétique. Un vrai petit plan de relance à paillettes. On parle même de centaines de millions d’euros de retombées. Comme quoi, parfois, l’économie tient à une note aiguë. Mais pendant que Céline remonte la courbe, la dette, elle, continue de gonfler comme un soufflé trop ambitieux. Le président veut lisser la dette Covid. Pas rembourser trop vite. Pas casser la machine. L’idée, c’est d’emprunter ensemble en Europe pour financer les grands chantiers. Défense. Spatial. Intelligence artificielle. Tout ça pour éviter que le continent décroche. Mais derrière les grands discours, il y a la réalité. Une France avec un déficit qui déborde. Une dette qui dépasse les 115 % du PIB. Et une équation simple. Si on ne mutualise pas, il faudra couper. Ou taxer. Deux mots qui donnent de l’urticaire à n’importe quel gouvernement. Moralité. Entre le pétrole qui flambe, la confiance qui s’effondre, Céline qui sauve le trimestre et la dette qui fait du trampoline, on avance comme on peut. Avec humour. Avec résilience. Et avec l’impression que l’économie française, c’est un peu comme un vieux moteur diesel. Ça tousse. Ça fume. Mais ça roule encore. Tant qu’on ne lui demande pas de grimper une côte trop raide.