Pendant que mon nombril se fait relooker au bloc, je t’envoie un sourire en blouse blanche : petite opération, petit stress, mais humour obligatoire. Alors avant que l’anesthésie me transforme en flan, voici une BD pour rigoler de la santé, parce qu’il vaut mieux rire que se recoudre soi‑même...
À l’heure où tu lis ces lignes, mon pote, je suis probablement en train de me faire charcuter le nombril par un chirurgien qui a dû boire trois cafés et signer vingt papiers avant de m’ouvrir comme une huître de compétition. Oui, opération de la hernie ombilicale. Rien de grave, mais assez pour que mon nombril fasse sa diva et réclame son quart d’heure de gloire au bloc opératoire. Je te rassure : comparé à 2011, c’est du pipi de chat. À l’époque, j’avais vécu un festival médical digne d’un film de Buster Keaton sous morphine. J’en ai même tiré un bouquin, Carnet de Santé, où je racontais mes aventures hospitalières avec plus de tuyaux branchés que sur une machine à raclette. Alors une petite hernie, franchement, c’est presque des vacances. Mais bon, faut pas croire : même quand c’est “rien du tout”, ton cerveau, lui, il panique comme un hamster devant un aspirateur. Tu stresses, tu cogites, tu te demandes si ton nombril va revenir droit ou en accent circonflexe. C’est humain. C’est normal. C’est même recommandé, paraît‑il, pour prouver que t’es encore vivant. Alors pour éviter de plomber l’ambiance et de te filer mes angoisses en cadeau surprise, je te rediffuse une petite BD drôle sur la santé appelée “Douche Fiction”. Un truc pour rigoler, parce que comme disait Desproges, l’humour, c’est la politesse du désespoir. Et moi, la politesse, j’y tiens. Surtout quand je suis en blouse cul‑nu, prêt à confier mon ventre à un type qui manie le scalpel comme d’autres manient la baguette de chef d’orchestre.
Bref, pendant que je dors comme un sac de pommes de terre sous anesthésie, je te laisse sourire un peu. Parce que dans la vie, y’a deux façons de gérer les emmerdes : pleurer… ou en faire des gags. Devine laquelle j’ai choisie… celle qui m’aidera toujours à garder l’emmental d’acier afin de ne pas en faire un fromage. Bonne journée à toi, mon pote !