Plug Real Men, un album hybride ART-Tificiel ? (chronique musicale)

Aujourd’hui, je te parle d’un album post‑apo, métal‑électro‑rap, créé par Antoine Granger, un vrai artisan du son qui a dompté deux IA comme d’autres dressent des fauves. Pas du bricolage automatique : de la création pensée, travaillée, habitée. Un projet rare, gratuit, et foutrement humain malgré ses circuits.

Aujourd’hui, mon pote, je vais te causer d’un album qui n’a pas été pondu dans un studio climatisé avec trois ingénieurs du son qui s’endorment sur leurs boutons, mais dans un laboratoire mental où les idées pétillent comme des câbles dénudés. C’est le projet d’Antoine, le mari d’Emy, ma meilleure amie, un gars qui a plus de jugeote dans un sourcil que certains n’en ont dans tout leur CV. Et cet album, tu ne le trouveras pas sur Spotify, ni sur Deezer, ni dans les rayons poussiéreux d’un disquaire qui sent le patchouli : non, il est planqué sur YouTube, gratuit, offert, posé là comme une bombe artisanale prête à te décoller les tympans. Mais attention, ce n’est pas un album “fait par l’IA” comme les rigolos qui appuient sur un bouton et se prennent pour Beethoven 2.0. Non, Antoine Granger, lui, il a bossé avec deux IA qu’il a entièrement remodelées, triturées, reprogrammées, comme un savant fou qui aurait décidé de fabriquer ses propres instruments. Il a passé des heures, des nuits, des tunnels de temps à les dresser, les affiner, les pousser dans leurs retranchements jusqu’à ce qu’elles deviennent des partenaires de création, pas des machines à copier. Résultat : un mélange furieux de métal indus, de rock, de reggae, d’électro, de rap avec des aires de Roger Glover par moment dans sa grande heure, le tout baignant dans une ambiance post‑apocalyptique qui te donne l’impression de marcher dans un monde cramé où les néons clignotent encore par habitude. C’est brut, c’est nerveux, c’est vivant, c’est habité.

Et surtout, c’est foutrement humain malgré les circuits. Tu me connais : les affiches IA faites à l’arrache pour économiser trois clopinettes sur le dos des illustrateurs, ça me file des plaques rouges. Les “créateurs” qui génèrent un truc en dix secondes et se prennent pour des artistes, ça me donne envie de leur offrir un vrai crayon pour voir s’ils savent encore tenir quelque chose. Mais là, c’est différent. Là, c’est un cerveau qui utilise un outil, pas un outil qui remplace un cerveau. C’est un artisan qui sculpte du son avec des machines qu’il a lui‑même façonnées. C’est de la création, pas de la triche. Et ce qui est beau, c’est que l’album est gratuit. Disponible pour tout le monde. Pas de paywall, pas de marketing en mousse, pas de “likez, abonnez‑vous, activez la cloche”. Juste un gars qui partage son travail parce qu’il croit en ce qu’il fait. Alors va écouter. Fais toi ton idée. Laisse toi surprendre si tu aimes ces styles. Et retiens bien ceci : ce n’est pas l’IA qui fait peur. Ce sont les gens qui l’utilisent mal. Quand c’est un type comme Antoine qui tient les manettes, ça devient carrément étonnant. Ce n’est pas Artificiel mais ART-Tificiel. Et pour ça, bravo à lui. C’est couillu de sortir cela en plein milieu des débats houleux sur le désamour des machines par l’homme. Est ce que la création peut aller au de là de l’humanité ? C’est exactement ce que pose cet album. Et s’en est vraiment bluffant ! Bravo à lui ! Bonne écoute à toi !

Pour écouter l’album dans ta bagnole : Message de Bibiche

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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