Approchez vous. On va dire adieu comme il se doit à un héros rond comme un soleil miniature. Un compagnon de récré. Un moine en cire rouge. Babybel nous a quittés. Et le monde a perdu un peu de son goût. Deus te benedicat !
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Nous sommes réunis ici pour rendre hommage à Babybel. Petit fromage rouge. Ami fidèle des cartables. Seigneur discret des goûters d’école. Ici gît le disque lacté qui a nourri nos enfances sans jamais demander la gloire. Souvenir avec nos grands parents. Ici repose le moine trapu en soutane de cire. Celui qu’on déshabillait avec les doigts comme un trésor interdit. Celui qui se laissait croquer sans un mot. Babybel, tu vois, tu n’étais pas qu’un fromage. Tu étais un rituel. Une pause sacrée. Un moment de paix dans le chaos des journées. Aujourd’hui, tu rejoins le grand plateau céleste. Là‑haut, entre le Saint‑Nectaire et le vieux Comté. Nous baissons la tête.
Nous retirons la cire rouge comme on ôte un chapeau devant un sage. Et nous te disons merci. Merci pour les récrés où tu brillais comme un petit soleil. Merci pour les pique‑niques où tu roulais dans l’herbe comme un moineau dodu. Merci pour ta douceur. Ta rondeur. Ta simplicité. Merci d’avoir été là quand le monde faisait la gueule. Aujourd’hui, Babybel, nous te pleurons. Mais avec un sourire. Parce que tu nous as appris que le bonheur tenait parfois dans un rond blanc emballé dans du rouge. Repose en paix, petit fromage. Que les anges te servent du pain frais. Que les saints te rangent dans le tiroir du haut. Et que le paradis te garde au frais. Tu l’as bien mérité, vieux frère lacté. Ite in pace Dei !!!