Ce soir, je me cale devant Un p’tit truc en plus, la comédie d’Artus qui a retourné les salles et remis l’humanité au centre du cinéma. Un road‑movie tendre et fendard, où des braqueurs se planquent dans une colo pour adultes en situation de handicap. Un film qui fait rire, mais surtout réfléchir.
Je vais te dire, mon pote : ce soir, je me fais Un p’tit truc en plus, le film d’Artus qui a mis un coup de pied dans la fourmilière du cinéma français. Une comédie, oui, mais pas la comédie en pilote automatique avec trois vannes et un générique. Non, là, c’est du vrai, du sincère, du qui te serre la glotte tout en te décrochant la mâchoire de rire. Le pitch, c’est deux bras cassés qui se planquent dans une colonie pour adultes en situation de handicap après un braquage foireux. Et au lieu de tomber dans le pathos ou la caricature, Artus te sert un road‑movie humain comme un câlin inattendu. Les pensionnaires, c’est pas des figurants, c’est des personnalités, des vraies, des qui existent, des qui t’attrapent le cœur sans prévenir. Moi qui suis très engagé dans le milieu du handicap, ça m’a touché.
Et les deux braqueurs, ces andouilles magnifiques, ils se retrouvent à apprendre la vie là où ils pensaient juste se planquer. Le film, c’est un mélange de tendresse, de maladresses, de moments où tu ris comme un phoque et d’autres où tu te dis que, finalement, les plus cabossés sont pas ceux qu’on croit. Artus, derrière sa barbe et son sourire de bon vivant, il a compris un truc que beaucoup de réalisateurs ont oublié : pour parler de l’humain, faut arrêter de le lisser. Faut le montrer tel qu’il est, avec ses bosses, ses ratés, ses éclats de rire et ses coups de blues. Et là, il le fait avec une pudeur et une justesse qui t’embarquent sans demander ton avis. Le film, c’est pas une leçon, c’est pas un manifeste, c’est pas un tract. C’est juste une histoire de rencontres, de regards, de gens qui se découvrent et qui se changent. Et ça, mon pote, c’est plus rare qu’un ticket gagnant au loto. Alors ce soir, je m’installe, je coupe le téléphone, je laisse Artus me raconter son histoire. Parce que parfois, dans ce monde qui court comme un dératé, un p’tit truc en plus, ça fait un bien fou.