Aujourd’hui, mon pote, on t’embarque dans un coin du globe où les puissances jouent à “qui a la plus grosse bouée” en bloquant un blocus déjà bloqué. Le détroit d'Ormuz est devenu un concours de stupidité internationale, et crois moi : ça vaut le détour.
Alors écoute-moi ça, mon pote, parce que ce qui se passe dans le détroit d’Ormuz, c’est pas de la géopolitique, c’est du théâtre de boulevard joué par des amiraux qui ont oublié leur texte. Voilà que les États-Unis d’Amérique, vexés comme un bouc qu’on aurait rasé au papier de verre, décident de bloquer le passage maritime, histoire de montrer qu’ils ont encore du coffre. Ils posent leur blocus comme on pose un piège à loup : brutal, bruyant, et sans lire la notice. Et là, les Iraniens, jamais en retard d’une connerie, se pointent et déclarent qu’ils vont bloquer le blocus. Oui, mon pote, bloquer le blocus du blocus. C’est comme mettre un cadenas sur une porte déjà murée, ou interdire l’entrée d’un endroit où personne ne veut aller. Résultat : t’as deux flottes qui se regardent en chiens de faïence, chacune persuadée que l’autre va cligner des yeux en premier, pendant que le détroit, lui, se demande ce qu’il a fait pour mériter pareil cirque. Le Fonds Monétaire Internationale, qui adore faire peur aux gens, annonce la “plus grande crise énergétique de l’époque moderne”, avec des graphiques qui descendent plus vite que la dignité d’un politicien pris en flagrant délit de mensonge. Pendant ce temps, les pétroliers attendent, les poissons stressent, et les mouettes se foutent de la gueule du monde en planant au-dessus du chaos. Les Américains disent : “On bloque pour la paix.” Les Iraniens répondent : “On rebloque pour la justice.” Et toi, tu regardes ça en te disant que si la connerie était un carburant, on n’aurait plus jamais besoin de pétrole. Le blocus du blocus, c’est le summum de l’absurde : une compétition internationale de la qui fera le geste le plus inutile avec le plus de sérieux possible. On se croirait dans un concours de lancer de boulettes de pain où le gagnant serait celui qui touche le plafond sans raison valable. Et au milieu de tout ça, le monde retient son souffle, les prix flambent, les experts froncent les sourcils, et les citoyens se demandent pourquoi leur plein coûte désormais un rein et la moitié d’un tibia. Bref, mon pote, le détroit d’Ormuz est devenu un gigantesque sketch où les puissances jouent à “qui a la plus grosse flotte” sans se rendre compte qu’elles sont en train de couler leur propre crédibilité. Et nous, pauvres clampins, on regarde ce cirque flottant en espérant que quelqu’un, quelque part, finira par se rappeler que la mer, c’est fait pour naviguer, pas pour bloquer des blocages déjà bloqués… En espérant que les prix redescendent… Comme la prétention de ces deux pays… Mais bon au vu de ce qui se passe, autant pisser dans un violent.