Le Réveil de la momie, le film qui sort du sarcophage en faisant des clins d’œil (Chronique culturelle)

Entre gore assumé, démonologie débridée et références malicieuses à tout un pan du cinéma d’horreur moderne, Le Réveil de la momie surprend même les habitués du genre. Ambiance.

Mes petits scarabées en claquettes, laissez‑moi vous causer d’un film qui ne se contente pas de dépoussiérer une momie mais qui la réveille avec un coup de coude dans les côtes. Le Réveil de la momie, c’est Lee Cronin qui prend le mythe, le secoue, le tord, le trempe dans un bain de gore et le ressort avec un sourire carnassier. Et je peux vous dire que mon amie Sylvie Bacquet, qui a filé le voir hier, elle n’a pas boudé son plaisir. Elle s’attendait à un film d’horreur classique. Elle a trouvé un truc inattendu. Un machin qui mélange possession, malédiction, ambiance démoniaque et clins d’œil envoyés comme des cartes postales aux fans du genre. Elle m’a parlé d’un petit salut à Saw.

D’un clin d’œil à Conjuring. D’un passage qui renifle Insidious comme un chat renifle une porte entrouverte. Elle a adoré. Elle a dit que ça surprenait. Que ça cassait les codes. Que ça envoyait du bois sans se prendre pour un remake poussiéreux. Et je la crois, la Sylvie, parce qu’elle a l’œil affûté et le palpitant bien accroché. Le film balance des scènes gores qui éclaboussent comme un melon trop mûr. Il glisse des moments démoniaques qui te font serrer les dents. Il joue avec les ombres, les cris, les silences, les visages qui se tordent comme si quelque chose tirait les ficelles derrière. Cronin s’amuse. Il cite. Il détourne. Il rend hommage sans jamais tomber dans la parodie. Et au milieu de tout ça, la momie, la vraie, la grande, la sèche, revient comme une malédiction qui a pris des cours de modernité. Et je vous le dis, mes scarabées en claquettes, ce film n’est pas juste un retour de bandelettes. C’est un patchwork d’horreur contemporaine. C’est un hommage déguisé. C’est un roller‑coaster qui te secoue la colonne vertébrale. Et si Sylvie Bacquet en est sortie ravie, c’est que le film a réussi son coup. Parce que Sylvie, quand elle aime, c’est que ça vaut le détour.

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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