Patrick contre Delphine : le duel au saloon de la télé (Texte caustique)

Ça chauffe dans les couloirs de France Télévisions : Patrick Sébastien a dégainé une chanson bien salée, Delphine Ernotte a sorti l’artillerie juridique, et le showbiz français se retrouve avec un western maison.

Mes petites sardines en claquette, accrochez vos élastiques de caleçon, parce qu’aujourd’hui on plonge dans un feuilleton qui sent la poudre, la sueur et le karaoké de fin de banquet. Dans le coin gauche : Patrick Sébastien, le roi des serviettes tournoyantes, le troubadour des fins de soirées et des pipes simulées en concert, le seul mec capable de faire danser un enterrement avec une telle vulgarité. Dans le coin droit : Delphine Ernotte, patronne un peu austère de France Télévisions, regard laser et tailleur qui pourrait couper du marbre. Et entre les deux… une chanson de merde. Mais pas une berceuse, mes loukoums. Non, non. Une chanson grivoise, grossière, épaisse comme un cassoulet oublié sur le feu, dans laquelle Patrick règle ses comptes avec la finesse d’un rhinocéros qui fait du twirling bâton. Faut dire que le Patrick, il a encore la dent dure depuis son éviction de France 2 en 2019. Depuis, il rumine, il bougonne, il promet qu’un jour il “répondra”. Et il a répondu avec la finesse d’un cassoulet en goguette. Avec un micro, un sourire de brigand, et des paroles qui feraient rougir un radiateur en fonte. Delphine, elle, n’a pas trouvé ça poétique. Mais alors pas du tout. Elle a bondi comme un chat qu’on aurait réveillé avec un klaxon.

Et bim : plainte annoncée pour outrage sexiste et sexuel. Ambiance western dans les bureaux : les avocats sortent des fourreaux, les communiqués s’aiguisent, les réseaux sociaux s’enflamment comme une friteuse mal surveillée. Pendant ce temps‑là, Patrick, lui, se marre dans sa barbiche. Il dit qu’il ne se venge pas, qu’il “répond artistiquement”. Artistiquement, oui. Comme un marteau‑piqueur est un instrument de musique. Delphine, elle, reste droite dans ses bottes, façon shérif qui a vu passer des tempêtes. Elle dit que trop, c’est trop, que l’honneur n’est pas un paillasson, et que la justice fera le tri entre la gaudriole et l’insulte. Et nous, pauvres spectateurs, on regarde ça comme un match de catch où les deux adversaires auraient oublié que c’est censé être chorégraphié. Les fans de Patrick crient au génie. Les défenseurs de Delphine crient au respect. Les autres crient juste parce qu’ils aiment brailler. Bref, mes sardines en folie, on assiste à un duel à l’ancienne : d’un côté, le roi du paquito populiste ; de l’autre, la reine du service public ; entre eux, une chanson qui pique, une plainte qui claque, et un pays entier qui se régale du spectacle désespérant. Et moi, je vous le dis : dans le showbiz, on n’a peut‑être pas de missiles, mais on a des ego qui explosent tout aussi fort.

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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