Vanessa Kayo, la Feignasse Hyperactive qui carbure au talent (chronique culturelle)

Humoriste, autrice, comédienne, plume affûtée et amie précieuse : Vanessa Kayo continue de tracer sa route avec panache. Entre tournées, écriture et projets scéniques, elle prépare en ce moment une pièce dont elle signe elle‑même le texte.

Mes petits kangourous en charentaises, laissez moi vous causer d’une nana qui carbure au talent comme d’autres au café serré. Vanessa Kayo, oui, LA Vanessa, celle qui transforme la charge mentale en feu d’artifice comique, qui te parle d’amour, de boulot, de fatigue et de bordel intérieur avec un humour affûté comme un couteau de boucher. C’est une amie, une vraie. Pas une silhouette croisée dans un festival, non. Une qui te répond avec un cœur gros comme un frigo américain, une qui te fait marrer en messages privés, une qui te raconte la vie comme si elle te servait un chocolat chaud en terrasse. Elle a illuminé Foutoir numéro 6, et je peux te dire que ce numéro là a pris dix points de charisme d’un coup. Vanessa, c’est du féminisme tendre, du romantisme cabossé, de l’autodérision XXL. Elle observe le monde avec une précision qui ferait passer Sherlock Holmes pour un stagiaire, et elle te parle de relations, de solitude, de joie, de fatigue, de mecs approximatifs, de contradictions modernes. Tu te reconnais dans tout, même quand t’es pas une femme. Même quand t’es pas hyperactive. Même quand t’es pas feignasse, mais là tu mens.

Et attention, mes kangourous, parce que la dame ne s’arrête pas là. Non seulement elle tourne, elle joue, elle écrit, mais en plus elle bosse en ce moment sur une pièce de théâtre qu’elle a écrite elle‑même entre deux clips et publicités. Une vraie pièce, avec des personnages, des dialogues, du rythme, du cœur, du rire, du fond. Une pièce qui lui ressemble, intelligente, sensible, drôle, piquante, vivante. Une pièce qui va faire du bruit quand elle sortira. Moi, je suis fier. Heureux qu’elle soit passée dans Foutoir. Heureux qu’elle fasse partie des humoristes montantes. Heureux de la voir avancer, créer, briller. Et je vous le dis, mes kangourous en charentaises, quand sa pièce débarquera, faudra être là. Parce que Vanessa, c’est pas juste du talent. C’est du talent qui aime les gens. Et ça, tu ne vas pas m’en faire une comédie !

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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