Et voilà, bichette, le petit carnet de voyage ou plutôt de santé... Ahah pour sourire avec les opérations. Je suis en convalescence un petit mois, le temps que le petit nombril soit remis d'attaque. En voilà un petit extrait ! Bonne lecture, mon pote !
Chapitre 1 : Arrivé à l’hosto !
Et bien voilà, mon pote, me v’là transformé en poulet prêt pour la rôtissoire : douché, habillé, parfumé au savon hospitalier, la totale. Tout ça pour une hernie ombilicale qui fait sa starlette depuis des mois. Oh t’inquiète pas, c’est rien du tout, du pipi de chat, une broutille, une cacahuète à côté de ce que j’ai vécu en 2011, l’année où j’ai collectionné les emmerdes médicales comme d’autres collectionnent les timbres. Là, je suis dans les premiers à passer, donc d’ici quelques heures, hop, emballé c’est pesé, je serai recousu comme un pantalon du dimanche et je pourrai recommencer à faire des vannes à la chaîne, comme si de rien n’était. J’ai même pris de la lecture, au cas où je m’ennuierais après, parce qu’on sait jamais, parfois les minutes s’étirent comme du chewing‑gum collé sous une table. Tout roule, tout va bien, mais bon, on s’en passerait volontiers, de ces petites merdouilles de la vie qui viennent te rappeler que ton corps n’est pas un modèle d’exposition mais un vieux tacot qui demande parfois une vidange. Et puis, faut le dire, on a l’air un peu couillon en chemise de bloc, avec le cul qui respire l’air frais et la dignité qui se barre en courant. Mais c’est ainsi, c’est la vie, on s’accroche, on serre les dents, on avance, on continue de vivre comme des grands, même quand la vie nous colle un pansement sur le nombril. Allez, passe une bonne journée toi, bosse bien, pendant que moi je vais me faire rafistoler comme un jouet vintage. Hasta la vista baby
Chapitre 2 : Le retour triomphant !
Je suis rentré chez moi à dix‑neuf plombes, mon pote, en marchant comme un vieux cow‑boy qui aurait oublié de desserrer sa ceinture. Grosso modo, l’opération s’est déroulée comme un tour de magie bien huilé : hop, un coup de bistouri, hop, un point de suture et de la colle et me voilà recousu façon pantalon du dimanche. Je suis rassuré, entier, fonctionnel, même si je dois jouer les princes fragiles pendant un mois, histoire de pas me déchirer les tripes à la mode de “fout‑l’camp”. Donc au programme : lecture, repos, et la sagesse d’un moine zen sous tisane. Quand j’aurai retrouvé un peu de turbo, je reprendrai le boulot comme un chef, et le Patfawloscope continuera de cracher ses articles tous les jours, même si je suis en mode tortue convalescente. Merci beaucoup pour tous vos messages, à ma famille, ça m’a fait chaud au palpitant, vraiment. Dans un mois, je gambaderai comme une licorne sous vitamines. Ça fait du bien de vous lire, grâce à vous, les proches et l'équipe, un chouette service après‑ventre !!!