Depuis plus de dix ans, la série franco‑britannique fait voyager les téléspectateurs sur l’île fictive de Sainte‑Marie, entre crimes trop propres, humour tropical et personnages attachants. Explications.
Mes petits cocotiers de joie, laissez moi vous causer d’une série qui a plus de soleil que la météo de juillet et plus de cadavres que la police locale ne peut en porter. Meurtre au paradis, c’est ce drôle de mélange entre polar à l’anglaise, carte postale caribéenne et humour pince‑sans‑rire qui te fait oublier que, techniquement, il y a un meurtre par semaine sur une île grande comme un mouchoir. Et au milieu de tout ça, il y a une femme que je connais bien. La grande Élizabeth Bourgine. Une comédienne adorable, talentueuse, respectée, que j’ai eu la chance d’interviewer dans l’un de mes fanzines. Une rencontre passionnante. Une femme simple, chaleureuse, qui parle de son métier comme on parle d’un vieux compagnon de route. Dans la série, elle incarne Catherine Bordey. Patronne de bar. Maman de flic. Figure locale. Cœur battant de Sainte‑Marie. Un personnage qui a pris de l’ampleur au fil des saisons.
Un rôle qui lui va comme un gant de soie. Et pendant que Catherine sert des cocktails, les inspecteurs britanniques se succèdent. Tous plus maladroits, plus coincés, plus brillants les uns que les autres. C’est ça, la magie de Meurtre au paradis. Un casting qui tourne. Une île qui reste. Une formule immuable. Un meurtre impossible. Des suspects colorés. Une révélation finale où l’inspecteur rassemble tout le monde comme dans un Agatha Christie sous les tropiques. La série a commencé en 2011. Elle a été tournée en Guadeloupe, sur l’île de Basse‑Terre, qui sert de décor à la fameuse Sainte‑Marie. Et l’anecdote que j’adore, c’est que les habitants du coin ont fini par appeler certains lieux par les noms de la série. Le bar de Catherine, par exemple, est devenu un vrai point de repère touristique. Comme quoi, la fiction finit parfois par repeindre la réalité. Et je vous le dis, mes cocotiers en goguette, Meurtre au paradis, ce n’est pas juste un polar. C’est un petit bain de lumière. Un moment doux. Un rendez‑vous qui sent la mangue, le rhum et la bonne humeur. Et quand en plus on y retrouve Élizabeth Bourgine, avec son élégance tranquille et son sourire qui apaise tout, on se dit que la télé peut encore faire du bien.