Joseph d’Anvers, c’est un artiste rare : écrivain sensible, chanteur élégant, compositeur inspiré. J’ai lu tous ses romans, j’écoute tous ses albums, et je l’ai même rencontré. Une personnalité attachante, talentueuse, trop discrète pour un monde trop bruyant. Je t'explique.
Tu sais, mon pote, y’a des artistes qui te tombent dessus comme une vague tiède en plein mois d’août : ça surprend, ça apaise, et ça te laisse un goût de sel sur la peau. Joseph d’Anvers, c’est exactement ça. Un type qui écrit comme on murmure, qui chante comme on respire, qui compose comme on rêve. Moi, j’ai tout lu de lui : Un garçon ordinaire, une balle perdue et maintenant Un été sans fin, son dernier bijou chez Rivages.
Ce roman là, c’est un labyrinthe en plein soleil : un type qui se réveille amnésique sur une île grecque, Perasma, un hôtel qui sent la mer et le mystère, des habitants qui en savent plus qu’ils ne disent, une vérité qui se cache derrière chaque sourire. On avance comme dans un rêve, entre chaleur écrasante, souvenirs qui reviennent en miettes, et cette sensation que l’été ne finira jamais parce qu’il cache quelque chose. Une ambiance sensuelle, troublante, presque hypnotique. Avançant entre noirceur, sensibilité… Un régal !
Et puis y’a sa musique, mon gars… Quelques albums que je me remets souvent : “Les Matins Blancs”, “Doppelganger”, “Rouge Fer”… Des albums qui te tiennent la main quand t’es en vrac, qui te parlent comme un ami qui sait écouter. Une voix douce, roc n’ roll, qui te raconte des histoires de routes, de nuits, de cœurs cabossés.
Et le jour où je l’ai rencontré en librairie, ce bougre-là, j’ai compris pourquoi tout sonne si juste : un type simple, attentif, qui te regarde vraiment, qui te parle sans posture, sans chichi, sans vouloir impressionner. Une personnalité attachante, talentueuse, mais pas assez connue pour ce qu’il vaut. Dans un monde où les projecteurs éclairent souvent les mauvais, lui avance à la lampe-tempête, tranquille, sincère, avec cette élégance discrète qui fait les grands artistes. Heureusement, chez Rivages, ils ont du flair : ils savent reconnaître les voix qui comptent, celles qui ne crient pas mais qui résonnent longtemps. Joseph d’Anvers, c’est un funambule : un pied dans la littérature, un pied dans la musique, et le cœur quelque part entre les deux, là où les émotions se fabriquent. Et moi, chaque fois que je lis une page ou que j’écoute un morceau, je me dis qu’on devrait le chérir, le protéger, le mettre en vitrine. Parce que dans ce foutoir qu’on appelle la vie, il fait partie de ceux qui nous rappellent que la beauté existe encore, discrète, fragile, mais bien vivante.