Chaque jour, deux voix me tiennent compagnie : Marjolaine de Jazz à FIP et Nicolas Pommaret d’Au cœur du jazz. Deux guides, deux phares, deux passeurs qui te glissent le jazz dans les oreilles comme un secret précieux. Voici mon hommage à ces artisans du swing quotidien.
Écoute, mon pote, y’a des jours où la vie te tombe dessus comme un piano mal accordé, et puis y’a ces moments bénis où deux voix te ramassent à la petite cuillère et te recollent les morceaux avec du swing. Moi, chaque matin et chaque soir, j’ai mes anges gardiens du jazz : Marjolaine de Jazz à FIP et Nicolas Pommaret d’Au cœur du jazz. Deux zigotos de la radio qui te servent la musique comme un barman te sert un whisky rare : avec respect, douceur et un brin de malice. Marjolaine, c’est la grande prêtresse du groove tranquille, la reine du “viens, je t’embarque, tu vas voir, ça va te faire du bien”. Sa voix, c’est du velours qui te caresse les tympans, un truc qui te donne envie de t’allonger dans un fauteuil en cuir et de laisser la vie faire des ronds de fumée. Elle te balance du jazz comme on raconte une histoire d’amour : avec des surprises, des frissons, des détours, et toujours ce petit sourire dans la voix qui dit “t’inquiète, je gère”. Et puis y’a Pommaret, le Nicolas, le gars qui connaît le jazz comme d’autres connaissent leur frigo : par cœur, dans les moindres recoins.
Lui, c’est le professeur cool, le type qui t’explique sans t’emmerder, qui te raconte les coulisses, les albums, les musiciens, les scènes, les tendances, tout ça avec une passion qui déborde comme un solo de sax trop inspiré. Et laisse-moi te dire un truc : le jour où mon fanzine Foutoir est passé dans son émission, j’avais le palpitant qui faisait du scat. Grâce à mon pote Médéric Collignon, ce trompettiste‑funambule qui souffle comme un volcan en jogging, Foutoir s’est retrouvé à swinguer sur les ondes nationales. J’étais fier comme un tuba rutilant un jour de parade. Ces deux-là, Marjolaine et Nicolas, c’est pas des animateurs, c’est des passeurs, des guides, des sherpas du swing. Ils te prennent par la main et t’emmènent dans un monde où la contrebasse ronronne, où la trompette te pique le cœur, où la batterie te remet debout même quand t’es en vrac. Grâce à eux, le jazz devient pas un truc de snobs, mais une musique vivante, chaude, humaine, qui te parle comme un vieux pote. Alors voilà, c’est mon hommage, mon salut, mon chapeau bas. Parce que dans un monde qui court comme un saxophoniste sous amphètes, eux, ils prennent le temps. Ils respirent. Ils écoutent. Ils partagent. Et moi, chaque jour, je me dis que si tout le monde avait un peu de Marjolaine et un peu de Pommaret dans les oreilles, on vivrait peut-être dans un monde un peu plus doux, un peu plus juste, un peu plus swing. Si tu ne connais pas trop et que tu veux te lancer dans le monde du jazz, alors je te conseille ces deux zigotos là ! Ils sont au top ! Nous sommes sur la même longueur d’onde !