Simon Fache, le maestro qui fait swinguer les harmonies, sans fausse note ! (Chronique Culturelle)

Dans le Nord, les harmonies, c’est plus qu’une musique : c’est une famille en uniforme, un souffle collectif, une fête qui traverse les générations. Et au milieu de ce joyeux bazar, un type brille comme un cuivre bien astiqué : Simon Fache, virtuose, clown, conteur et enfant du pays.

Dans le 62, mon pote, les harmonies, c’est pas juste des orchestres, c’est des cathédrales de cuivre et de bonne humeur, des phalanges de clarinettes qui te jouent la bande-son de la vie de village, des fanfares qui te réveillent un dimanche matin avec plus d’amour que ton réveil n’en aura jamais. C’est des uniformes un peu trop grands, des pupitres qui grincent, des répétitions dans des salles des fêtes où ça sent la bière tiède et la camaraderie chaude, des gamins qui apprennent le solfège à côté de papys qui jouent depuis la guerre de 14. C’est un monde où la musique sert de ciment, de lien, de prétexte à la fête, à la transmission, à la fraternité. Et dans ce joyeux foutoir organisé, y’a un gars qui brille comme un tuba sous le soleil de juillet : Simon Fache, enfant du Nord, pianiste virtuose, humoriste débridé, arrangeur, conteur, et joyeux allumeur de scènes. Le type te mélange Chopin et Desproges, Mozart et la ducasse, le tout avec un sourire de gosse qui vient de découvrir un piano dans une baraque à frites. Il tourne dans tout le coin avec ses spectacles qui te retournent les oreilles et le palpitant : Novecento, Pianiste tout terrain, Sacré Fiesta… Ah Sacré Fiesta, parlons-en : je l’ai entendu joué par l’Harmonie d’Albert, dirigée par ma mère, et je te jure que j’en ai encore les poils qui font la hola.

Photo de l’harmonie municipale d’Albert.

Une claque, une vraie, un truc qui te rappelle que la musique, quand elle est jouée avec le cœur, ça vaut tous les feux d’artifice du monde. Et voilà que le bougre prépare un nouveau spectacle pour novembre 2026, un machin qui s’appellera “En Harmonie”, une œuvre à la croisée du théâtre musical, du mélodrame et de la musique à programme, un truc où l’harmonie locale deviendra actrice, où les musiciens amateurs raconteront leurs vies, leurs joies, leurs galères, leurs petites histoires de famille et leurs grandes émotions de pupitre. Simon veut rendre hommage à ces orchestres qui l’ont vu grandir, à ces sociétés musicales qui tiennent les villages debout, à ces musiciens qui bossent la journée et soufflent le soir pour faire vibrer les autres. Chaque représentation sera unique, jouée par une harmonie du coin, nourrie de témoignages des Hauts-de-France et de Belgique, une fresque humaine, drôle, tendre, parfois grave, mais toujours avec le sourire, comme savent le faire les fanfares quand elles jouent sous la pluie. J’aime beaucoup son taff, je te le conseille donc !

Et si t’as envie de te mettre dans l’ambiance avant l’heure, mate donc le film “En fanfare”, dispo sur Prime Vidéo : un bijou qui te montre la vie des musiciens avec une histoire qui te serre le cœur sans te le voler. Moi je te le conseille, mon pote, parce que dans ce monde qui court trop vite, les harmonies, c’est encore un endroit où on respire ensemble ! Peter Patfawl

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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