Et voilà la chronique du jour : une petite rigolade sur la géopolitique du moment, une vraie salade niçoise où même un GPS se casserait la gueule. Alors je te raconte ça en t'amusant, parce que si on le prenait au sérieux, on serait déjà en train de mâcher du gravier.
Faut que je te raconte la dernière fanfaronnade de l’Iran, ce pays où les ministères sont plus nombreux que les habitants, et où chaque communiqué officiel est rédigé comme un sermon de curé sous antidouleurs. Hier matin, le Conseil Suprême, une assemblée de vieux moustachus qui prennent des décisions en jouant au rami a annoncé une “Grande Victoire Nationale”. Oui, monsieur. Une victoire tellement grande qu’on a dû pousser les murs du palais pour lui faire de la place. Leur exploit du jour ? Avoir décroché un cessez‑le‑feu de deux semaines avec les Etats-Unis, leur voisin qui passe son temps à bombarder tout ce qui dépasse, y compris les pigeons. En échange, l’Iran a accepté de rouvrir le détroit d’Ormuz mais à plusieurs conditions car totalement rasé, ce petit port où passent tous les bateaux du monde entier, sauf ceux qui coulent avant d’arriver. Trump, a déclaré devant la presse : « Nous avons gagné, car nous ne sommes pas complètement perdus. » Une phrase qui résume à elle seule l’état d’esprit du pays depuis 1973. Faut dire que depuis le début de la guerre, l’Iran s’est pris sur la tronche plus de bombes qu’un sapin de Noël ne porte de guirlandes. Les usines d’armement ? Rasées. Les ponts ? Éparpillés façon puzzle. Les universités ? Transformées en parkings improvisés. Même la grande bibliothèque nationale a été réduite en confettis, ce qui n’a pas changé grand‑chose, vu que personne ne savait lire. Mais attention : le régime tient debout. Ou plutôt, il tient assis, mais très droit, ce qui revient au même. Le Guide Suprême, le vénérable Ayatola père, a été expédié au paradis des bureaucrates par une frappe mal placée. Il a été remplacé illico par son fils, un garçon timide qui n’a pas encore osé montrer son visage en public, probablement parce qu’il n’a pas fini de pousser. Malgré tout ça, le pays se pavane.
Dessin de Adene pour Cartooning For Peace.
On parle de résilience, de résistance durable, de victoire morale, de triomphe stratégique, bref, de tout ce qu’on peut inventer quand on n’a plus grand‑chose à montrer. Les Gardiens de la Révolution Permanente, une bande de 190 000 gaillards qui ont le doigt sur la gâchette et l’autre dans le nez, jurent qu’ils sont prêts à riposter si “l’ennemi refait une erreur de calcul”. Vu leur niveau en maths, ça peut arriver vite. Et pendant ce temps, les négociations se préparent dans les pays annexes, des pays neutres où les diplomates se réunissent surtout pour profiter du buffet. L’Iran arrive avec un plan de paix en dix points, dont le premier est : « Arrêtez de nous bombarder, ça fait mal. » Et le dixième : « Laissez‑nous enrichir ce qu’on veut, même nos yaourts. » Les Américains, eux, font semblant d’être surpris. Ils pensaient gagner la guerre en trois jours. Ils en sont au jour 42, et ils négocient comme des vendeurs de tapis un soir de pluie. Bref, dans cette histoire, tout le monde se proclame vainqueur. L’Iran parce qu’il n’est pas mort. Les Amerloques parce qu’ils ont cassé des trucs. Et les diplomates parce qu’ils vont pouvoir facturer des nuits d’hôtel. Moi, je te le dis : dans cette béchamel géopolitique, la seule vraie victoire, c’est que personne n’a encore touché à la bombe nucléaire… Et vu le melon du Trump, on n’a du lui coller la pression autour pour qu’il évite … Même dans son camps, ils sont d’accord pour enclencher un protocole de reconnaissance de sa folie… Et nous en attendant, nous croisons les doigts pour que l’essence baisse niveau prix pour aller à la librairie ou le supermarché, car ça commence à piquer… Bref, entre l’Iran et les Américains, nous vivons donc un épisode furieux des fous du violent et ce n’est pas fini !