J’ai pondu ce texte cet été parce que les Jet‑ski m’avaient chauffé les oreilles comme un sèche‑cheveux enragé. Voir ces machins pétarader et pourrir la mer m’a filé des envies de mordre dans un pare‑chocs. Franchement, ce truc n’apporte rien au bonheur humain, à part du bruit, de la fumée et des zigotos qui se prennent pour James Bond en claquette
Ouais, s’il y a bien une invention qui résume l’absurdité moderne, c’est le jet-ski. Ce machin inutile qui fait un boucan de tronçonneuse asthmatique, qui pue l’essence mal brûlée et qui transforme la mer en autoroute pour kékés bronzés. Sur la Côte d’Opale, tu les vois débarquer, ces chevaliers du plastique, torse bombé, lunettes miroir, persuadés d’être les James Bond de la vague. En vrai, ce sont juste des moustiques géants : bruyants, agaçants, et totalement inutiles. Parce que soyons clairs : à quoi ça sert, un jet-ski ? À rien. Ça ne transporte personne, ça ne pêche pas, ça ne sauve pas des vies. Ça sert juste à faire du bruit, à polluer et à emmerder les baigneurs. C’est le symbole parfait de la consommation débile : brûler du carburant pour tourner en rond, comme un hamster motorisé. Et parlons pollution : chaque jet-ski, c’est une petite usine à crachats toxiques. Ça balance du CO₂ dans l’air, ça laisse filer de l’essence dans l’eau, ça dérange la faune marine. Les poissons, les oiseaux, les phoques de la baie d’Authie, tout le monde trinque pour que trois types en short fluo puissent se prendre pour des pilotes de Top Gun. Mais le pire, c’est le comportement. Ces gars-là, c’est souvent les mêmes profils : fric facile, gros ego, zéro conscience. Ils foncent à toute berzingue à dix mètres de la plage, ils frôlent les nageurs, ils coupent la quiétude des familles venues respirer un peu d’air marin. Et quand tu râles, ils te regardent de haut, façon “connard de droite” persuadé que la mer lui appartient parce qu’il a payé son plein d’essence. Le jet-ski, c’est l’hérésie moderne : une machine qui concentre tout ce qu’on devrait arrêter. Bruit, pollution, frime, gaspillage. Dans un monde où on nous répète qu’il faut réduire notre empreinte carbone, eux continuent à tracer des ronds dans l’eau comme si de rien n’était. C’est l’image parfaite de la société qui court à sa perte : on sait que c’est absurde, mais on continue, parce que ça brille et que ça fait vroum.
La mer, c’est censé être un espace de liberté, de silence, de respect. Pas un circuit de karting pour adultes en mal de virilité. Alors oui, j’ai une haine viscérale contre les jet-skis. Parce qu’ils ne sont pas seulement bruyants et polluants : ils sont le symbole d’un monde qui confond loisir et destruction, liberté et nuisance, plaisir et mépris. Et quand la planète nous présentera l’addition, les mecs en jet-ski seront les premiers à dire qu’ils n’avaient rien vu venir. Normal : avec le vacarme de leur moteur, ils n’entendent même plus le bruit du monde qui s’écroule.