Avant de lire cette chronique, sache que je t’explique pourquoi j’ai posé mes valises au Patfawloscope après avoir galéré entre mille plateformes. Liberté, protection, tranquillité… et l’envie de créer sans trembler devant les caprices des réseaux. Installe‑toi, on y va !
Je vais te dire un truc, lecteur : trouver un endroit où publier tranquille, aujourd’hui, c’est plus compliqué que de faire rentrer un sanglier dans un tutu. J’en ai essayé des plateformes. Webtoon France, Yurai, Patreon, Tipeee, Substack… un vrai tour du monde numérique. À chaque fois, j’y croyais, et à chaque fois, ça coinçait quelque part. Trop rigide, trop lent, trop cher, trop flou, trop usine à gaz. Pour un jeune dessinateur, c’est un labyrinthe sans plan, et tu finis toujours par te cogner dans un mur. Alors quand j’ai trouvé Le Patfawloscope, j’ai soufflé comme un type qui enlève enfin ses chaussures après trente bornes. Ici, je respire. Ici, je fais ce que je veux, quand je veux, sans qu’un algorithme me tire par la manche pour me dire comment vivre. Pour un dessinateur qui écrit, c’est vital comme un café du matin : ça te remet les idées en place et ça te donne envie de recommencer. Je ne vais pas quitter les réseaux sociaux, hein. Faut pas pousser mémé dans le cloud. Mais je ne suis pas idiot non plus : ces machins-là, c’est fragile comme un verre à moutarde. Un jour, t’es visible, le lendemain, t’es banni parce qu’un milliardaire a éternué. Et là, pouf, tu perds tout. Tout ton public, tout ton boulot, toute ta sueur. D’un claquement de doigts. Je pense à mes collègues tombés au champ d’honneur de Meta : Julien Thomson‑Richard, disparu un mois comme un fantôme numérique, et Pierre Samson, envolé pour de bon. Ça calme. Moi, j’ai 80 000 personnes qui me suivent là‑bas. Le jour où on me coupe le jus, je me retrouve tout nu dans la neige, sans un lecteur pour me tenir chaud. Alors ici, sur le Patfawloscope, je suis peinard. Si tu t’abonnes avec ton adresse mail, je suis sûr de te retrouver demain matin, même si Zuckerberg décide de me transformer en poussière. Tu ne recevras pas tout, rassure‑toi : je publie comme un dératé, et je ne veux pas te réveiller pendant ta sieste sacrée. Tu auras juste un petit mail chaque matin, week‑end compris. Le reste, tu viens le lire ici, à ton rythme, comme un habitué qui pousse la porte du bistrot. Et crois‑moi, il y aura de quoi lire. C’est fait pour. Pour que tu souries, que tu souffles, que tu te marres, que tu trouves ton petit coin de chaleur dans ce foutu monde pressé. Bientôt, il y aura aussi une formule payante pour recevoir mes épisodes de Popeye directement chez toi. Normal, hein. Faut bien vivre. Mais je reste généreux : la majorité de ma production restera ici, en accès libre, parce que j’aime partager. Et parce que je suis plus bavard qu’un perroquet sous amphètes. Et puis il y a l’histoire de l’IA. Sur Kessel, elle ne vient pas me pomper mon style graphique comme un vampire numérique. Je suis protégé. Mes droits aussi. Ici, je suis chez moi, pas dans une foire d’empoigne où tout le monde pique tout à tout le monde. Et surtout, ici, on prend le temps. Pas de course, pas de sprint, pas de “poste toutes les 17 minutes sinon tu meurs”. Je publie quand je veux, comme je veux. Et toi, tu lis quand ça te chante. C’est plus humain, plus doux, plus vrai. Tu vas me dire : “Mais tu as déjà ton fanzine Foutoir pour t’exprimer.” Oui, mon lapin, mais Foutoir, c’est pour les sujets profonds, ceux qui mijotent deux mois avant de sortir. Pour l’actualité, les coups de sang, les idées qui pétillent, il me fallait un coin numérique. Un comptoir virtuel où je peux te parler tous les jours. Et puis rien ne t’empêche d’acheter le fanzine sur ma boutique. Tout est complémentaire. Tout se nourrit. Tout se répond. C’est ça qui est beau. Alors n’hésite pas à t’abonner avec ton adresse mail. Tu verras : toi et moi, ici, on sera bien ici. Je vais déboucher une bouteille de Whisky en t’attendant. Ahah.