Aujourd’hui on plonge dans une BD qui débarque pas en douceur, mais en mode bélier de siège : ça cogne, ça pue la merguez carbonisée, ça sent le pastis éventé et ça te renverse la table du dimanche. Barré nous ramène à Saint‑Roustan, ce bled imaginaire qui ressemble furieusement à tous ceux où t’as déjà fini torché ! Allez bonne dégustation !
Alors là, mon vieux, prépare ton dentier parce que Pierre Emmanuel Barré nous balance une BD qui sent la merguez du dimanche et le pastis tiède : Les Chroniques de Saint-Roustan. Adaptation de ses chroniques radio Nova, ça a déjà débarqué, il y a quelques mois chez Delcourt comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Saint-Roustan, c'est une ville qui n'existe pas, mais qui ressemble à toutes celles où tu t'es déjà paumé un samedi soir : traditions foireuses, célébrations qui finissent en coma éthylique, et habitants plus détraqués qu'un réveil soviétique. Bref, un concentré de France profonde, mais passé à la moulinette Barré, donc avec un humour gras comme un cassoulet de Castelnaudary.
Le tome 1, intitulé Lundi gras (ça te pose le décor), est dessiné par une escouade de gaillards Relom, Étienne le Roux, Loïc Chevallier, Damien Geffroy qui s'en donnent à cœur joie pour croquer les Rassilariennes et les Rassilariens, ces braves gens qui te rappellent ton voisin, ton oncle, ou le mec qui gueule au comptoir du PMU.
Et Barré, fidèle à lui-même, balance ses vacheries avec la tendresse d'un pitbull. C'est méchamment drôle, ça pique là où ça fait mal, et ça te laisse avec le sourire du gars qui sait qu'il ne devrait pas rire… mais qui rit quand même.
En résumé : Les Chroniques de Saint-Roustan, c'est une galerie de zinzins, une plume qui gratte, et un dessin qui claque. Tu lis ça, et tu te dis que la France est belle, surtout quand elle est moche. Achetez ce tome, les aminches et ce n’est pas parce que c’est un copain que je lui fais de la pub, hein, je l’ai lu et j’ai beaucoup apprécié sa soupe d’orties qui pique bien sa mère, comme ses chroniques au vitriole sur Radio Nova le dimanche soir à l’heure des œufs à la coque pour tes mouflets ! Bravo mon Pierre Emmanuel ! Te voilà scénariste de Bande Dessinée et dans la vie, on n'est jamais trop BD !