Les syndicats rappellent que sur 723 millions d’euros de fraude détectée à l’Assurance maladie, seuls 7 % viennent des patients, contre 93 % pour les professionnels et les établissements privés. Et pourtant, certains discours politiques des droites continuent de viser “les malades fraudeurs”. Une histoire de chiffres… et de cibles faciles...
Je vais te dire, mon pote : y’a des chiffres qui te sautent à la figure comme un chat vexé. Les syndicats ont ressorti les comptes de l’Assurance maladie, et ça pique un peu les yeux. Sur 723 millions d’euros de fraude détectée, t’as 7 % qui viennent des patients. Sept pour cent, pas plus. Le reste, 93 %, c’est pour les professionnels de santé et les hôpitaux privés. Oui, tu as bien lu : la quasi‑totalité du magot vient des professionnels de la santé. Et pourtant, dans certains discours politiques de droite (Gouvernement + droite + Extrême droite) relayés par les médias, on entend toujours la même rengaine : “traquer les fraudeurs”, “responsabiliser les patients”, “lutter contre les arrêts maladie abusifs”.
Comme si mémé qui se fait rembourser sa pommade pour les rhumatismes était la reine du crime organisé. Les syndicats, eux, rappellent que les chiffres officiels montrent une réalité un peu différente. Mais bon, c’est plus simple de viser les gens qui n’ont pas les moyens de répondre que de s’attaquer aux gros dossiers qui sentent la paperasse et les cabinets d’avocats. Alors on ressort la vieille chanson : “les malades coûtent trop cher”, “les arrêts maladie explosent”, “il faut serrer la vis”. Pendant ce temps‑là, les 93 % de fraude détectée ailleurs continuent de faire leur petit bonhomme de chemin dans les rapports. Et moi, je regarde ça avec un sourcil levé, façon “tiens, c’est marrant comme certaines cibles sont plus commodes que d’autres”. Les syndicats disent que c’est une constante : on tape sur les faibles, on oublie les puissants. Et les chiffres, eux, restent là, imperturbables, comme un panneau de signalisation qu’on ferait semblant de ne pas voir. Alors voilà : sept pour cent d’un côté, quatre‑vingt‑treize de l’autre. Et pourtant, dans certains discours des droites, on a l’impression que les malades sont devenus les Arsène Lupin de la Sécu. Moi, je dis rien, je regarde juste les chiffres. Et parfois, les chiffres parlent plus fort que les slogans. Voilà encore un sujet de malade !!!