Aujourd’hui on cause de l’Amérique, de la récession qui fait semblant d’arriver mais qui n’arrive pas, et du détroit d’Ormuz qui joue les portes fermées depuis plus de 80 jours. Et pourtant, l’économie mondiale tient debout comme une vieille armoire normande. Ça craque. Mais ça tombe pas. Voilà, une nouvelle qui fait du bien !
La probabilité qu’une récession frappe les États‑Unis dans les douze prochains mois diminue, mes agneaux. Oui, vous avez bien lu. Le chef économiste de Goldman Sachs, le gars qui voit les chiffres comme toi tu vois les nuages, vient d’annoncer que le risque passe de 30 % à 25 %. Une petite cure minceur du pessimisme. Une récession qui recule comme un chat mouillé devant une bassine. Et pourtant, le détroit d’Ormuz est fermé depuis plus de 80 jours. Fermé. Barré. Rideau.
Le passage par lequel transite une bonne partie du pétrole mondial. Et malgré ça, l’économie américaine tient debout. Elle vacille pas. Elle renâcle pas. Elle continue à trotter comme un poney dopé au patriotisme. L’économie mondiale, pareil. Elle plie mais elle rompt pas. Elle grince comme une vieille charnière mais elle casse pas. Le prix du pétrole a augmenté, oui. Mais pas de quoi vendre un rein. Pas de quoi hurler à l’apocalypse. Pourquoi. Parce que les stocks étaient déjà pleins avant que la crise iranienne ne vienne jouer les trouble‑fêtes. Et parce que les énergies renouvelables montent en puissance, surtout en Chine, ce grand dragon qui installe des panneaux solaires comme toi tu poses des dessous‑de‑verre. Résultat : la demande mondiale baisse. Le baril respire. Et Goldman Sachs annonce que le brent devrait redescendre à 90 dollars d’ici la fin de l’année, contre 110 aujourd’hui. Une petite cure d’amaigrissement pour le portefeuille mondial. Une bonne nouvelle dans un monde qui en manque. Alors oui, mes loustics, ça tangue. Ça secoue. Ça couine. Mais ça tient. Comme un vieux marin qui a déjà vu pire. Et qui sait que tant que le vent souffle pas trop fort, on peut encore garder le cap.