DUSAPIN, BLAKE ET LE GRAND DÉBALLAGE CÉLESTE (chronique musicale)

Accrochez vos auréoles avec des pinces à linge, mes choux, parce que Pascal Dusapin revient avec un machin lyrique qui mélange Blake, le Requiem, l’anglais, le latin, le paradis, l’enfer et deux cents chanteurs qui braillent en même temps. Un cocktail célesto‑infernal. Une messe sous acide. Un opéra qui te secoue les neurones comme un shaker.

Pascal Dusapin, notre grand sorcier contemporain, s’est dit qu’il allait réunir deux univers spirituels qui n’ont rien à faire ensemble, un peu comme si tu mélangeais de la vodka avec de la soupe à l’oignon, et pourtant ça marche, parce qu’il prend l’élan visionnaire de William Blake, ce poète anglais qui voyait des anges dans les arbres et des démons dans les trottoirs, et il le marie avec la solennité liturgique de la messe de Requiem, et ça te donne un machin colossal, un « opératorio » comme il dit, une bête chorale en latin et en anglais, avec trois chœurs, une soliste et un ensemble instrumental qui envoie du bois, et tout ce petit monde dialogue entre appels à la paix éternelle et célébration de l’énergie humaine, un truc qui te fait passer du paradis à l’enfer en trois mesures, exactement comme dans The Marriage of Heaven and Hell, le recueil où Blake imaginait que le paradis et l’enfer pouvaient se tenir la main sans se foutre des baffes, et cette partition, commandée par l’Opéra‑Comique, sera jouée en juin 2027 dans le cadre du festival Grand Palais d’été, troisième édition, avec plus de deux cents interprètes sur scène, deux cents, mes agneaux, une armée vocale, une marée humaine, un tsunami de cordes vocales, et tout ça mis en scène par Netia Jones, qui va transformer le Grand Palais en cathédrale cosmique, et Dusapin organise la rencontre entre la paix éternelle et le doute humain, entre la liturgie et l’imagination, entre le latin qui sent l’encens et l’anglais qui sent la poudre, et cette œuvre explore la tension entre deux visions de l’au‑delà, de la justice divine, de la destinée humaine, bref un truc qui te retourne la cervelle comme une crêpe, et ça invite à l’écoute, à la réflexion, à la concorde, à la méditation, à tout ce que tu veux, et moi je te le dis, mes loustics, ce machin-là va faire trembler les murs du Grand Palais, parce que Dusapin ne compose pas, il sculpte des mondes, il tord les âmes, il ouvre des portes, et avec deux cents chanteurs, trois chœurs, une soliste et un ensemble instrumental, ça va être l’équivalent musical d’un tremblement de terre, un truc qui te laisse les oreilles en orbite et le cœur en vrac, et si tu veux comprendre ce que ça fait quand le paradis et l’enfer signent un pacte de non‑agression, viens en juin 2027, mes agneaux, parce que là, on va entendre le ciel gronder.

Distribution: Conception, Netia Jones  Direction musicale, Mathieu Romano  Avec Christel Loetzsch  Chœur, Ensemble Aedes, Maîtrise Populaire de l’Opéra-Comique  Chœurs amateurs, Ensemble vocal Bergamasque, Chœur de Grenelle, Chœur de chambre OTrente

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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