V’là une petite anecdote en BD, mes gens : un gribouillis du quotidien qui débarque en claquettes et te chatouille la soirée comme un diablotin sous caféine.
Voilà comment le romantisme capote… 😬
Une histoire et au lit ! (Microfiction)
Ivanhoé en avait ras la rondache. Depuis l’aube, il avait distribué des bourre-pifs à des Saxons excités comme des poux sous amphétamines, il avait esquivé des flèches, renvoyé des insultes, calmé un cheval qui voulait devenir moine, bref, la journée classique du héros qui n’a jamais une minute pour lui.
Mais là, il voulait juste manger. Un repas. Un vrai. Un truc chaud, posé, sans qu’un Saxon surgisse pour lui rappeler que la vie est une longue baston avec des types qui sentent la sueur et la rancune. Il entra dans une auberge qui sentait la suie, la bière et le vieux cuir. Il commanda un plat simple : viande, pain, légumes pour faire croire qu’il avait une hygiène de vie. Il posa son épée, soupira comme un bœuf fatigué, et se dit : « Enfin, la paix. » La paix dura trois secondes. La porte explosa comme un fétu de paille. Deux Saxons déboulèrent, hurlant des trucs qui ressemblaient à des insultes ou à des recettes criées trop fort. Ivanhoé leva les yeux au ciel. « Les gars... Je veux juste bouffer. » Ils dégainèrent. Ils renversèrent une table. Ils piétinèrent un chien. Ils firent tomber la cruche d’un pauvre type qui n’avait rien demandé. Ivanhoé se leva, lentement, comme un géant qui n’a plus envie de jouer. Il attrapa son épée, mais sans enthousiasme. Trois coups, propres, filets, efficaces. Les Saxons prirent la fuite, honteux comme des gamins surpris à voler des pommes. Ivanhoé se rassit. Il reprit son assiette. Il mordit dans son pain. Il ferma les yeux. Il savourait. Et là... Un troisième Saxon surgit par la fenêtre. Ivanhoé ne bougea pas. Il leva juste son assiette comme un bouclier improvisé. Le Saxon se la prit dans la tronche, glissa sur une flaque de bière, et s’évanouit comme un sac de navets. Ivanhoé posa l’assiette. « Je veux juste manger. Juste ça. Un repas sans être emmerdé." Et il reprit une bouchée, en espérant que le destin lui ficherait enfin la paix.
Pauvre chevalier ! Il n’était vraiment pas dans son assiette...
