Vous avez dit "Inclusion" ? (texte analyse)

Là, mon pote, c’est un texte né d’une anecdote qu’une maman lectrice m’avait confiée, une histoire d’inclusion dans un grand parc allemand soi-disant renommé. Je te raconte pas : ça avait fait couler de l’encre sur Facebook, et pas qu’un peu. L’inclusion, pour moi, c’est pas un gadget de brochure, c’est un sujet majeur de notre époque. Alors forcém

Mes lapins, je vous raconte le dernier message que j’ai reçu, et accrochez-vous à vos bretelles : la dame n’a même pas mis un orteil à Europa-Park. Elle a juste échangé par mail, comme n’importe quel parent sérieux qui prépare un séjour pour sa fille autiste sévère et non verbale. Et rien qu’avec ça, elle a compris qu’il valait mieux ne jamais y aller. Parce que ce qu’on lui a annoncé, c’est pas de l’accueil, c’est du parcours du combattant version humiliation. Refus des deux parents pour accompagner l’enfant, obligation d’aller “prouver” le handicap devant des employés sans compétence médicale, carte verte limitée à six tampons, six, comme si le handicap avait une jauge et cerise moisie : “venez hors vacances scolaires”. Résultat, elle a dit stop net. Hors de question de faire subir ça à sa fille, hors de question de traverser des kilomètres pour se faire traiter comme un dossier gênant. Et franchement, heureusement qu’ils ne se sont pas déplacés. En 2026, voir des grands groupes se gargariser d’inclusion tout en pratiquant l’ignorance crasse, ça me file des envies de distribuer des baffes citoyennes. L’inclusion, c’est pas un slogan marketing, c’est du respect. Et là, y’en avait pas une goutte. Alors levons nous contre ces petites humiliations banales. C'est ce qui me paralyse dans le quotidien du handicap.

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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