Trop Pollué pour être honnête ! (texte caustique)

Un petit texte que j’avais balancé l’autre jour sur les réseaux. Fallait que ça sorte, parce que les pollueurs, je les ai en travers du gosier comme une arête de brochet. Alors j’ai pondu un petit écrit bien virulent, histoire de leur rappeler qu’on n’est pas obligés de respirer leurs conneries en silence. Quand ça m’énerve, j’écris !

Nom d’un petit pot d’échappement percé, y a des gens qui confondent la planète avec une poubelle XXL. Tu les vois, les champions du monde du diesel qui crachent leur fumée noire comme si c’était de l’encens sacré. Ils roulent fièrement dans leur cercueil roulant, persuadés que plus ça pue, plus ça prouve qu’ils ont “une vraie bagnole”. Et derrière, toi, pauvre piéton, tu respires gratis leur cocktail de particules fines, comme si t’avais signé pour une chimio préventive. Et puis y a les autres, les virtuoses du mégot jeté par terre, les Mozart du papier de kebab abandonné sur le trottoir. Ceux qui pensent que la poubelle, c’est trop loin, trop compliqué, trop fatigant. Alors ils balancent leur merde par terre, confiants que la fée du ménage passera derrière eux. Sauf que la fée, c’est nous tous, et qu’à force de marcher dans leur crasse, on finit par s’y enfoncer jusqu’aux chevilles. Mais le problème, c’est pas juste une histoire de trottoir sale ou de pot d’échappement qui pue. Le problème, c’est qu’on oublie une évidence : notre vie, on la doit à la nature. C’est elle qui nous file l’air qu’on respire, l’eau qu’on boit, la bouffe qu’on avale. Et qu’est-ce qu’on fait en retour ? On la traite comme une serpillière. On crache dessus, on la perce, on la brûle. On se croit malins, mais la nature, elle, elle s’en fout. Elle était là avant nous, elle sera là après nous. Elle nous enterrera tous, et elle reprendra ses droits quand on aura fini de jouer aux apprentis fossoyeurs. L’humanité, c’est une locataire bruyante dans un immeuble fragile. On fout le son à fond, on balance les canettes par la fenêtre, et on s’étonne que le proprio vienne frapper à la porte. Sauf que le proprio, c’est la Terre, et quand elle décide de reprendre la caution, elle le fait sans préavis : canicules, inondations, sécheresses, pandémies. C’est pas de la vengeance, c’est juste de la logique. Alors oui, je déteste les pollueurs. Pas juste parce qu’ils salissent mon trottoir ou mon air, mais parce qu’ils incarnent cette arrogance suicidaire : croire qu’on peut vivre contre la nature, alors qu’on ne vit que par elle. Respecter la planète, c’est pas un caprice de bobo, c’est une assurance-vie collective.

Et si on continue à la traiter comme une poubelle, faudra pas pleurer quand elle nous sortira avec les sacs d’ordures. Vraiment… à notre époque, elle est fini notre “période déchets”.

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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