V’là une petite anecdote en BD, mes gens : un gribouillis du quotidien qui débarque en claquettes et te chatouille la soirée comme un diablotin sous caféine.
Une histoire et au lit ! (Microfiction)
Dans la ville de Nicotinia, un drôle de machin se baladait dans les rues. Un truc métallique, nerveux, avec des antennes qui vibraient comme des moustaches de chat sous amphétamines. Il avançait en zigzag, en reniflant l’air comme un limier électronique, prêt à bondir au moindre signe de fumée suspecte. Les habitants avaient fini par s’y habituer. Au début, ils avaient cru que c’était un drone municipal, un gadget écologique, un jouet d’ingénieur en mal de reconnaissance. Mais non. Ce machin avait une mission. Une obsession. Une vocation sacrée : traquer la cigarette. Dès qu’il en voyait une, il fonçait. Pas un « fonçage » discret, non. Un sprint de robot, un truc qui faisait trembler les pavés. Il surgissait devant le fumeur, braquait son capteur laser, et lançait un petit « BIP BIP » qui voulait dire « Toi, mon gars, tu vas passer un sale quart d’heure ». Le fumeur n’avait même pas le temps de protester. Le robot dégainait un bras télescopique, attrapait la cigarette comme un voleur qu’on chope par le col, et tirait dessus pour l’éteindre net. Un petit « PCHHH » de vapeur, un nuage ridicule, et la clope rendait l’âme. Ensuite, cérémonie sacrée : Le robot ouvrait une trappe ventrale, révélant une mini-poubelle intégrée. Il y glissait la cigarette avec la délicatesse d’un majordome qui range un bijou. Puis il refermait la trappe avec un « CLAC » fier comme un coup de marteau sur une enclume. Les fumeurs râlaient. Les non-fumeurs applaudissent. Les enfants le suivaient comme un héros de dessin animé. Les vieux disaient qu’ils avaient connu pire, genre les contrôleurs de bus des années 80. Le robot, lui, s’en fichait. Il continuait sa ronde, infatigable, implacable, méthodique. Il patrouillait les parcs, les ruelles, les abribus, les terrasses, les coins sombres où les fumeurs se croyaient tranquilles. Il surgissait derrière les bancs, sous les escaliers, dans les parkings, partout où une clope pouvait se cacher. Un soir, un fumeur tenta de le semer. Il courut dans une ruelle, se planqua derrière une benne, alluma sa cigarette en tremblant. Il se dit : « Ici, il ne me trouvera pas. » Erreur monumentale. Le robot descendit du ciel. Oui, du ciel. Propulseurs activés, antennes en mode radar, yeux rouges comme deux LED en colère. Il attrapa la cigarette avant même que le fumeur ne tire une bouffée. Il l’éteignit. Il la rangea. Il repartit sans un mot. Le fumeur resta là, bouche ouverte, cigarette confisquée, dignité en miettes. Dans la ville, on disait que ce robot était le gardien des poumons, le protecteur des trottoirs, le justicier des mégots. Un héros de l’ombre, un nettoyeur de vice, un chevalier inoxydable.
Voici le nouveau robot : ROBOCLOPE
