Le syndrome d'un président minable et idiot ? (texte analyse politique)

Évidemment, difficile de causer d’actualité sans que le fantôme de Trump vienne jouer les trouble‑fêtes. Voilà donc un petit texte d’analyse bien senti, histoire de remettre deux‑trois pendules à l’heure sur la géopolitique d’aujourd’hui.

Ça se passe en mars 2026, mais ça pourrait être dans un vieux polar jauni où les pages sentent la nicotine froide. Le monde tourne de travers, comme un vélo volé qu’on a oublié de réparer, et au milieu de la chaussée, t’as Trumpinette, le grand prestidigitateur du chaos, qui joue au shérif avec des allumettes dans une station‑service. Le gars a déjà tenté d’acheter le Groenland, histoire de se faire un congélateur géant pour ses caprices, et comme ça n’a pas marché, il a embarqué un président dictateur comme on pique un pot de moutarde au resto. Une élégance diplomatique à faire rougir un sanglier. Et voilà que maintenant, Monsieur Trumpinou, flanqué de son pote d'Israël, décide d’aller faire péter des feux d’artifice en Iran, sans prévenir personne, comme un voisin qui perce un mur porteur à trois heures du matin. Résultat : une école de gamines transformée en dentelle brûlée et déjà d'autres victimes, des familles en miettes, et la planète qui serre les fesses en espérant que la prochaine bombe ne tombe pas sur la nappe. La diplomatie, normalement, c’est du thé tiède, des sourires crispés, des phrases qui veulent rien dire mais qui évitent les enterrements. Avec Trumpina, c’est plus simple : il parle fort, il tire vite, et il réfléchit jamais. Un raccourci cérébral, un tunnel sans sortie. Les autres pays regardent ça comme des voisins qui entendent une dispute : on intervient ? On fait semblant de rien ? On met un coussin sur la tête ? Sauf que tout le monde a des contrats pétroliers avec le coin, alors on ferme les yeux, on signe les papiers, et on prie pour que la paix tienne comme un vieux chewing‑gum collé sous une table sinon toi, tu seras emmerdé à rouler en bagnole avec de l'essence à prix exorbitant. En Europe, on observe le cirque avec la même joie qu’un type qui découvre une fissure dans son plafond un dimanche soir. On se dit que 2026, c’est pas une année, c’est un test de résistance nerveuse. On pense à 2027, puis on se rappelle que c’est les élections présidentielles explosives, alors on revient en mars 2026, parce que c’est déjà assez sportif comme ça. Et au final, on prie. Pas par foi, non. Par réflexe. Comme quand tu freines en voyant un sanglier traverser la route. Tu sais que ça changera rien, mais ça occupe les mains. Voilà où on en est : un monde qui tangue, Monsieur Trompette qui joue au cow‑boy, des bombes qui tombent où elles devraient jamais tomber, et nous, pauvres clampins, qui essayons de garder la tête hors de l’eau. On regarde nos influenceuses qui gesticulent dans les aéroports pour revenir en France après avoir crachée sur le pays pour aller faire leur petite princesse dans un pays riche... Heureusement ça détend en attendant... Car on n’a plus qu’à espérer que la cocotte‑minute ne pète pas. Ou qu’un jour, quelqu’un pense enfin à couper le gaz. 

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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