Popeye n’est pas près de raccrocher sa pipe ! (Explication de mon projet de Bande dessinée publié)

Aujourd’hui, faut que je vous cause d’un drôle de zigoto qui sent la pipe, l’iode, la conserve cabossée et la mandale administrée sans rendez-vous : Popeye !

Oui, celui-là, le marin à la tronche passée au presse-purée, aux avant-bras capables de remorquer un chalutier et à la façon de parler qui ferait demander l’asile politique à un dictionnaire Larousse. Popeye, c’est évidemment l’un des grands héros de la bande dessinée populaire, né sous le crayon d’Elzie Crisler Segar en 1929 avant de devenir une immense vedette du dessin animé.

(C’est un exemplaire-test, il a encore évolué un peu avec les corrections. Et oui, ce n’est pas un travail d’IA hein ! C’est un sacré travail derrière pour publier soi-même une telle série !)

Si vous voulez plus d’informations sur le sujet, voici une vidéo sur le sujet en cliquant sur le bouton

Tout le monde connaît sa pipe, ses épinards, Olive, ses baffes homériques et sa façon de massacrer les expressions avec une application qui confine aux travaux publics. Le problème, c’est que Popeye appartient aujourd’hui à cette étrange catégorie de personnages que tout le monde connaît mais que beaucoup ne lisent plus. On reconnaît sa silhouette à cent mètres, on sait qu’il bouffe des épinards pour devenir fort comme un déménageur de locomotives, mais ses aventures appartiennent pour beaucoup aux souvenirs du dessin animé, aux vieilles publications et à cette grande malle aux trésors de la culture populaire. Alors forcément, votre Patfawl de service a commencé à se gratter le neurone. Et si le vieux marin n’était jamais vraiment parti ? Et si, au lieu de recommencer son histoire depuis le début ou d'en faire une curiosité nostalgique empaillée entre deux tranches de naphtaline, on considérait tout simplement que le temps avait continué à passer pour lui aussi ? C’est de là qu’est né mon projet : Les Nouvelles Aventures du célèbre marin Popeye.

Je ne veux pas ressusciter Popeye, je veux continuer sa vie. Chez moi, les années ont passé. Popeye a vieilli, Olive aussi, leur drôle de couple a traversé les décennies et notre marin commence à lorgner sérieusement du côté de la retraite. Il aimerait bien poser ses guiboles, boire tranquillement son whisky, ouvrir une boîte d’épinards quand le besoin s’en fait sentir et regarder les mouettes faire leurs cochonneries sur les voitures des voisins. Seulement voilà, quand on s’appelle Popeye, la tranquillité ressemble toujours à une escale de dix minutes avant le prochain naufrage. Parce que Brutus revient. Et le bougre n’a pas passé toutes ces années à tricoter des napperons. Mon Brutus du XXIe siècle est devenu milliardaire, propriétaire d’entreprises, d’usines et probablement de suffisamment de comptes en banque pour se perdre lui-même dedans, mais il conserve intacte sa qualité principale : celle d’emmerdeur professionnel de première catégorie.

Et quand ce vieux gorille revient dans la vie de Popeye et Olive, la retraite du marin commence immédiatement à sentir le hareng explosif. Voilà le principe de cette nouvelle série : faire vivre Popeye aujourd’hui. Pas le moderniser à coups de marteau jusqu’à ce qu’on ne le reconnaisse plus, mais me demander ce que seraient devenus ces personnages si leur existence avait réellement continué. Ils vieillissent, ils ont une famille, leurs rapports ont évolué, le monde autour d’eux n’est plus celui de Segar, mais Popeye reste Popeye. Cabossé, râleur, amoureux, susceptible, généreux, parfois complètement à côté de ses pompes et toujours capable de transformer trois proverbes français en accident ferroviaire avant même le petit déjeuner.

(Un des comics de Popeye écrit et dessiné par Segar, qui m’avait fait beaucoup rire à l’époque. C’est un Popeye comme ça qui m’a beaucoup inspiré pour la suite de ses aventures !)

Parce que c’est aussi ça qui m’amuse énormément dans cette reprise : son langage. J’ai envie de jouer avec les mots, de lui faire massacrer les expressions, inventer des tournures impossibles, comprendre de travers et débiter des énormités avec l’assurance d’un académicien qui aurait reçu une ancre sur le citron. Et autour de ça, évidemment, je mets mon propre foutoir : les calembours, l’absurde, les dialogues déglingués, les personnages secondaires, les situations contemporaines et cette espèce de tendresse que j’ai toujours eue pour les héros un peu esquintés par la vie. Parce que Popeye n’est pas un surhomme parfait. C’est même exactement l’inverse. Il a une sale tronche, un œil fermé, une pipe vissée au bec, un caractère de vieux carburateur et une élégance générale de sardine tombée derrière le radiateur. Dyslexique et borne, voilà un des premiers héros résilient, qui montre le courage d’une personne différente. Et pourtant, il revient toujours. Il prend des coups, il se relève, il défend les siens, il gueule, il aime, il déraille et il continue. C’est probablement pour ça que j’avais envie de reprendre ce personnage plutôt qu’un héros parfaitement repassé avec la raie sur le côté. Je ne veux donc pas fabriquer un musée Popeye. Je veux une nouvelle BD populaire, drôle, familiale, mouvementée, accessible à ceux qui connaissent le vieux marin depuis toujours comme à ceux qui le découvriront avec mes histoires. Le premier album (dont vous avez vu des extraits en photos ici !) contiendra trois aventures et installera précisément ce nouvel univers, avec le retour de Brutus, la retraite très relative de notre marin et même un Noël qui réussira à tourner au vinaigre, exploit considérable quand on sait la quantité de vin chaud nécessaire pour y parvenir. Bref, le bateau reprend la mer. Popeye est plus vieux, Olive est toujours là, Brutus recommence déjà à foutre le bazar et les épinards attendent dans la cambuse. Moi, je reprends simplement le gouvernail pour emmener tout ce joli monde vers de nouvelles catastrophes. Popeye n’est pas revenu pour nous expliquer que c’était mieux avant. Il revient pour vivre maintenant. Et vu la quantité d’emmerdes qui l’attendent, je peux vous garantir une chose : la retraite, c’est pas encore pour demain !

Et maintenant que je vous ai raconté pourquoi le vieux marin ressort sa pipe, ses épinards et ses pognes de déménageur de cachalots, reste une question absolument fondamentale : comment qu’on fait pour mettre la main sur la bestiole ? Parce que Les Nouvelles Aventures du célèbre marin Popeye ne vont pas rester amarrées dans mon atelier à contempler les mouettes, vous allez pouvoir les attraper de plusieurs façons ! La meilleure, évidemment, c’est encore de venir me voir en chair, en os et en mauvaise foi au marché d’Albert, dans la Somme, où je serai là avec mes bouquins, mes crayons et ma pogne prête à dédicacer votre exemplaire. Ceux qui me suivent depuis un moment connaissent la boutique : on papote, on rigole, je gribouille une dédicace et vous repartez avec votre Popeye sous le bras, sans même avoir besoin d’avaler trois kilos d’épinards. Vous pourrez également retrouver l’album dans les salons, marchés et festivals auxquels je participerai, toujours avec la possibilité de repartir avec une dédicace maison, parce que tant qu’à acheter directement chez l’auteur, autant que le zigoto salisse lui-même la première page ! L’album sera également disponible du côté de mes librairies d’Albert, parce que j’aime aussi que mes bouquins vivent dans les vraies librairies, au milieu des copains de papier, là où les lecteurs peuvent fouiner, discuter et tomber sur une BD alors qu’ils étaient simplement venus chercher autre chose. Et pour celles et ceux qui sont trop loin pour venir secouer Patfawl sur le marché d’Albert, il reste évidemment ma e-boutique en cliquant ici :

Les nouvelles aventures du célèbre marin Popeye (BD d'humour)

Pour les commandes expédiées en France, comptez 3 euros de frais de port, déjà intégrés dans le prix affiché sur ma boutique en ligne, histoire d’éviter la surprise du supplément qui vous saute à la gorge au dernier moment comme Brutus derrière une caisse de sardines. Et surtout, les exemplaires commandés sur ma e-boutique seront eux aussi dédicacés. Un mail vous sera envoyé une fois la BD expédiée. Vous commandez chez moi, le livre passe entre mes grosses paluches, je lui colle sa dédicace et il prend ensuite la mer en direction de votre boîte aux lettres. Et pour mes lecteurs francophones qui habitent plus loin, de l’autre côté d’une frontière, d’un océan ou d’un gros machin géographique particulièrement contrariant, vous aurez également la possibilité de commander directement via TheBookEdition. Là, le principe est différent : l’exemplaire est imprimé à la demande puis expédié directement au lecteur. TheBookEdition permet également la livraison à l’international, avec des frais qui varient selon la destination, le poids de la commande et le mode d’expédition choisi. Forcément, dans ce cas-là, pas de dédicace du Patfawl, puisque le livre part directement de chez eux jusqu’à chez vous sans passer par mes doigts pleins d’encre. Le choix sera donc simple : si vous pouvez me croiser à Albert, dans un salon ou un festival, venez me faire coucou, c’est encore ce que je préfère. Si vous êtes en France mais loin de mes terres picardes, ma e-boutique vous permettra de recevoir votre exemplaire dédicacé. Et si vous êtes un lecteur francophone installé beaucoup plus loin, TheBookEdition permettra au vieux marin de traverser les frontières, moyennant les frais d’expédition correspondant à votre destination. Bref, à pied, par la poste, par internet, par marché, par librairie ou par paquebot transatlantique, on va bien finir par vous le faire parvenir avant Noel, ce bougre de Popeye ! Et entre nous, après avoir attendu aussi longtemps avant de reprendre la mer, ce serait quand même ballot qu’il se fasse maintenant arrêter par trois malheureux timbres et une boîte aux lettres. ARF !

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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