Pourquoi j'arrive à faire tout ça ? D'où vient l'inspiration ? (texte analyse personnel)

Alors ce texte, je l’avais pondu pour clouer le bec à ceux qui croient que je me disperse comme un pétard dans une boîte à gâteaux. Les braves qui pigent pas comment je saute d’une BD d’humour à une saga historique, en passant par un fanzine bimestriel et une reprise de Popeye. Ils voient du bazar. Moi, j’appelle ça de la méthode...

Tu vois, mon pote, y en a qui pensent que je me disperse. Que je papillonne comme un moustique sous L 52 autour d’un lampadaire municipal. Que je ponds des Foutoir, des Popeye, des guides illustrés, des BD historiques et des romans comme un poulailler sous Raide Boule. Eh ben non. Que dalle. Foutaise. Balivernes. Carabistouilles. Moi, je fonctionne à la méthode, à la ligne claire dans le cerveau, à la stratégie de Sioux. Je suis pas un artiste qui jette des idées comme des cacahuètes aux pigeons. Je suis un constructeur de la planche à dessin, un gars qui trace sa route avec la régularité d’un métronome suisse sous caféine. Regarde les chiffres, mon vieux. Ça cause mieux que les pipelettes du marché. Je fais 6 Foutoir par an : à 70 piges, j’en aurai 208. Popeye ? Deux épisodes par mois, soit 792 d’ici mes 70 balais. Les BD historiques ? 33 tomes. Les guides illustrés ? Ca fera 33 guides. Les romans à partir de 2027 ? 32 bouquins. Ça te pose un bonhomme. Une production qui ferait pâlir un moine copiste sous ecstasy. Alors quand on me dit : “Peter, tu te disperses”, je réponds : “Mon gars, si je me disperse, alors Simenon écrivait au hasard, Picasso peignait en somnambule et Audiard dialoguait en jetant des dés.” Tout ce que je fais est pensé, organisé, enchaîné. Chaque projet nourrit l’autre. Chaque série renforce la suivante. Chaque idée trouve sa place dans la grande mécanique patfawlesque, c’est une méthode personnelle. Même ces textes ici, ce sont des exercices pour mes romans futurs. Plus tu produis, plus tu fabriques, mieux c’est dans ton inspiration artistique. C’est pour ça que ça fonctionne sur plusieurs univers, plusieurs projets. Parce que derrière le bazar apparent, y a un cerveau qui turbine, un plan, une vision, un cap. Je suis pas un artiste éparpillé. Je suis un architecte du foutoir, un ingénieur du chaos maîtrisé, un Kessel du quotidien qui transforme la vie en matière première.

Bref, je ne me disperse pas. Je construis. Et crois-moi, à la fin, ça fera une sacrée église, mon bazar !

Toutes mes productions graphiques pour illustrer mon texte sur la créativité.

Le Patfawloscope : Textes, BD et autres joyeusetés maison !

Par Peter Patfawl

À propos de l’auteur de Le Patfawloscope : Itinéraires bis d’un auteur en roue libre ! …

Dans une autre vie, il a joué les vice‑présidents chez SOS Autisme, à ferrailler pour le handicap comme un boxeur qui refuse de rendre les gants. Pendant dix ans, il a pondu des manuels illustrés sur l’autisme et la dyslexie, des bouquins sérieux mais pas tristes, qui se sont écoulés à plus de quinze mille exemplaires, sans compter ses recueils d’humour comme Humour de Malade, où il dessinait la vie comme on la raconte au comptoir. Aujourd’hui, c’est le chef d’orchestre de Foutoir, un fanzine bimestriel qui sent la BD, l’encre fraîche et les nuits trop courtes, et le papa d’une saga historique, Jean le dernier des soldats, qui cavale dans les librairies. Sur les réseaux, ils sont quatre‑vingt mille à suivre ses aventures, preuve qu’il doit bien faire quelque chose de pas trop mal.

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