Là, c’est un texte que j’avais pondu pour le 8 Mars, la journée des droits des femmes. Normal : je suis un progressiste pur jus, alors mes bafouilles s’alimentent souvent de ces combats-là. Et celui-ci, je l’avais aussi balancé sur Facebook, où il avait fait son petit remue‑ménage.
Tu vois, mon pote, y a des jours où la planète tourne de travers, comme une vieille toupie qui a trop servi. Et puis y a le 8 mars, où elle essaye de se redresser un peu, histoire de se rappeler qu’on vit dans un monde où les femmes doivent encore réclamer ce qui devrait tomber tout seul : le respect, l’égalité, la liberté de vivre sans qu’on leur marche sur les arpions. Pendant que certains se gargarisent de grands discours, t’as des Iraniennes qui, elles, font pas semblant. Elles sortent, elles crient, elles brûlent des voiles, elles affrontent des types armés jusqu’aux dents avec juste leur courage et une envie de vivre debout. Et tout ça pendant que la guerre leur tombe dessus comme un piano du dixième étage. Ça, mon vieux, c’est pas de la revendication en papier crépon. C’est de la révolution en chair et en os, avec le cœur qui tape comme un tambour de fanfare.
Chez nous, on fait les malins avec nos lois bien propres, mais les écarts de salaire continuent de jouer à cache‑cache. On te dit que tout va mieux, que l’égalité progresse, mais dans les faits, les femmes continuent de se faire carotter sur la fiche de paie, comme si leur boulot valait trois cacahuètes et un ticket resto. Et je te parle même pas du plafond de verre, ce machin transparent qui te laisse voir le bureau du dessus mais t’empêche d’y poser les fesses. Alors oui, le 8 mars, c’est pas la journée du bouquet de roses en promo. C’est pas la fête de la femme façon calendrier des pompiers. C’est la journée où on se rappelle que l’égalité, c’est pas un cadeau, c’est un dû. Et comme disait Simone de Beauvoir, qui avait le chic pour balancer des vérités qui piquent :« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. »Bam. Ça claque comme un coup de règle sur les doigts.
Alors voilà, mon pote. Le 8 mars, c’est pas un jour pour faire joli. C’est un jour pour ouvrir sa gueule, tendre la main, écouter, soutenir, et se rappeler que tant que les femmes devront se battre pour ce qui devrait être normal, ben nous, on n’aura pas fini de ramer. Et si un jour la planète tourne enfin droit, ce sera sûrement grâce à elles. Parce que, faut être honnête, sans les femmes, on serait tous en train de courir en rond comme des poulets sans tête. Courage à vous toutes !